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La réinsertion sociale des contrevenants

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MONTREAL, le 20 déc. /CNW Telbec/ - L'Association des services de
réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) réitère son appui au ministère de la
Sécurité publique quant à sa démarche de mettre en application la Loi sur le
système correctionnel du Québec. En se basant sur un principe de partenariat
et de complémentarité entre les Services correctionnels du Québec (SCQ), ses
intervenants et des organismes communautaires, la nouvelle loi permettra
d'assurer la réinsertion sociale des contrevenants, tout en assurant la
protection du public. La Loi sur le système correctionnel du Québec vise
essentiellement à mettre en place les moyens et les conditions permettant de
réduire au minimum le risque associé à la réinsertion sociale des personnes
contrevenantes qui sont confiées au système correctionnel du Québec.
Parce que la réinsertion sociale passe nécessairement par l'implication
de la communauté, l'ASRSQ considère que la Loi sur le système correctionnel du
Québec reconnaît les organismes communautaires en les désignant comme des
partenaires privilégiés. Cette collaboration permettra un partage du travail
entre les intervenants du milieu communautaire et ceux des Services
correctionnels du Québec, assurant ainsi les effets bénéfiques de la loi sur
la sécurité publique. De façon générale, en ce qui a trait à la surveillance,
les employés des SCQ conserveront leurs responsabilités légale et clinique.
La loi reconnaît aussi que les organismes communautaires sont souvent les
mieux placés pour répondre aux besoins de certains contrevenants lorsqu'il
s'agit de poursuivre leurs démarches de réinsertion sociale. Etant ancrés
directement dans la communauté et entretenant des liens avec de nombreux
autres organismes, plusieurs offrent des services variés, répondant aux
besoins des contrevenants (hébergement, toxicomanie, déviance sexuelle,
violence conjugale, emploi, etc.) et une grande disponibilité (24hre/24 dans
certains cas). De plus, plusieurs de ces organismes ont su développer, au
cours des ans, une expertise et une solide crédibilité en matière de suivi
pour une clientèle contrevenante. Ils doivent d'ailleurs répondre à des normes
et des exigences strictes énoncées par le ministère de la Sécurité publique.
En clarifiant le rôle des différents intervenants impliqués dans la
surveillance et le suivi des personnes contrevenantes, tout en misant sur de
meilleures évaluations, la Loi sur le système correctionnel du Québec
contribuera à améliorer la qualité de l'encadrement et du suivi des
contrevenants et ce, par l'entremise d'un solide partenariat entre les
Services correctionnels du Québec, ses intervenants et les organismes
communautaires oeuvrant dans le domaine pénal.
Dès février 2007, la Loi sur le système correctionnel du Québec
remplacera la Loi favorisant la libération conditionnelle des détenus et la
Loi sur les services correctionnels. Concrètement, elle prévoit des mesures
assurant de meilleures évaluations des contrevenants, un meilleur soutien à
leur démarche de réinsertion sociale, un régime de remise en liberté plus
rigoureux, plus transparent et plus cohérent, un encadrement plus structuré en
communauté et une collaboration accrue de tous les intervenants. La Loi sur le
système correctionnel du Québec concerne la probation, le sursis, la
libération conditionnelle et les permissions de sortie.

L'ASRSQ est un organisme communautaire sans but lucratif qui regroupe
53 corporations au Québec (115 points de services) qui s'impliquent auprès
d'une clientèle judiciarisée. Elle a pour mission de soutenir collectivement
les membres et les bénévoles de son réseau et de faire la promotion de la
participation des citoyens et des organismes communautaires dans les domaines
de la prévention de la criminalité, de la réinsertion sociale des personnes
délinquantes adultes, tout en contribuant à l'amélioration de la justice
traitant de la délinquance. Dans le cadre de la mise en application de la Loi
sur le système correctionnel du Québec, 26 membres de l'ASRSQ deviendront des
partenaires des SCQ et de ses intervenants, pour un total de 88 % de la
totalité des cas de surveillance confiés au secteur communautaire.

Renseignements: Catherine-Eve Roy, Association des services de
réhabilitation sociale du Québec, (514) 521-3733